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Horizon de Silence

Genre
Homme
Âge
47 ans
Substance
Ayahuasca
Quand je ferme les yeux des visions me viennent.
Je marche dans une jungle sombre et dense. Des serpents géants essaient de se dérober à mon regard. A chaque fois que j'en trouve un, il disparait, comme si je l'avais détruit.
La jungle ressemble de plus en plus à un organisme de chair, je comprends que je suis à l'intérieur de mon corps, et que les serpents sont des parasites.
A chaque parasite détruit, mon estomac et mon ventre se retournent. Je dissipe ces énergies par mes pieds, en les envoyant dans la Terre.
J'aperçois une entrée menant vers une lumière blanche éblouissante. J'approche.
Une ombre approche pour me barrer la route. Ce n'est qu'à un ou 2 mètres qu'elle prend forme et que je la reconnais : la grande déception amoureuse de ma vie.
J'ai ri en disant "Mais qu'est-ce que tu fais là toi ? Tu ne ressemble même plus à ça aujourd'hui. Rends moi mon énergie, reprends la tienne et sors de ma vie". Elle a disparu instantanément.
D'autres ombres approchent pour m'empêcher de franchir le seuil, je leur ordonne de sortir de ma vie, elles disparaissent. Je franchi le passage.
Je suis dans une pièce composée d'énergie et de lumière. Sous mes pieds la puissance de Gaïa, au dessus de moi il me semble que c'est Dieu, encore au dessus l'énergie de l'Univers (Shiva en personne, je le reconnais car ce n'est pas la première fois que je le vois) et autour de moi flottent la musique et le chant des officiants de Santo Daime, leur musique est aussi une énergie lumineuse.
Dans cette pièce j'avais le contrôle des ces énergies, je me suis remplis plusieurs fois d'énergie divine, en expulsant le négatif dans la Terre, je sentais une secousse sismique à chaque fois.
J'ai demandé à l'ayahuasca "maintenant montre moi ce que je dois voir". Tous mes traumatismes ont défilés, m'ont sauté au visage, jusqu'à ce que j'utilise les énergie divines pour me protéger, j'ai créé une armure et un bouclier, je ne craignais plus rien.
Par contre c'est là que l'envie de vomir est devenue trop forte. J'ai quitté la cérémonie pour aller dehors, j'ai sentie la masse noire dans mon estomac qui essayait de s'échapper, de retourner à l'intérieur de moi. J'ai essayé de mettre mes doigts dans ma gorge, trop tard. Je voyais par le bout de mes doigts, je voyais cette masse noire vivante qui retournait dans mon estomac, j'ai plongé mon bras jusqu'à l'attraper et je l'ai sortie en forçant (j'ai vomi donc).
Retour à l'intérieur, je me rassoie, ferme les yeux, je suis de nouveau dans la chambre de lumière.
J'ai déposé ma colère devant moi, une masse informe rouge, et je me suis dis qu'elle pourrait toujours servir, j'en ai fait une épée de feu, que j'ai fait disparaitre dans un coin de ma tête en me disant "juste au cas où". J'étais en paix.
Je me suis observé de l'extérieur, je me suis dis qu'il y avait encore une chose à changer : mes ailes. Je les avais toujours imaginées noires, elles sont devenues d'un blanc immaculé.
L'image de moi, portant une armure de lumière, une épée de feu et des ailes blanches me fait rire : je suis athée à la base.
J'ai consacré le reste de la cérémonie à me remplir de lumière, alternant entre la Terre, Dieu et l'Univers.

Une initiative de

CREATES — UCA Arts + Humanités CTELA — Centre Transdisciplinaire d'Épistémologie de la Littérature et des Arts vivants LIRCES — Laboratoire Interdisciplinaire Récits Culture Et Sociétés